Barreau de Valence


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Historique

Le BARREAU DE VALENCE

Fragments d'histoire

 

Si, dès le Moyen-âge, les avocats ont laissé quelques traces dans les archives de la partie du Dauphiné devenue la Drôme, il faut attendre le milieu du XVIIème siècle pour trouver un corps structuré et actif.

La création à Valence, en 1636, d'un présidial - que l'on peut comparer à notre actuel Tribunal de Grande Instance - justifie la présence dans la ville même d'une quinzaine d'avocats, mais d'autres exercent sur l'ensemble du territoire, autour de Nyons, à Montélimar, à Die.

Les avocats prêtent serment, qu'ils renouvellent chaque année à la Saint-Martin d'hiver, le 11 novembre. Soumis à un règlement strict, ils doivent plaider « modestement et gravement » et être brefs « dans leurs plaidoyers et leurs écritures ».

La Révolution, qui estime gênants les avocats, leur interdit de former « ni ordre ni corporation » et d'avoir « aucun costume particulier dans leurs fonctions » (Ils avaient adopté en effet la vêture des clercs, conservée de nos jours).

Mais Napoléon, fils d'avocat bien que méfiant à l'endroit de la profession, rétablit les ordres et durant le XIXème siècle, les avocats jouent à Valence comme ailleurs un rôle politique non négligeable. Quelques figures illustrent un barreau qui compte ente vingt et trente membres, dont Adrien Peloux qui, engagé volontaire dans la Garde mobile, est tué à l'ennemi en janvier 1871.

La première moitié du XXème siècle, marquée à ses débuts par la célèbre affaire des « chauffeurs de la Drôme » (1909) est paisible pour la quinzaine d'avocats qui vivent en  bonne intelligence avec les quelques avoués sur lesquels pèse entièrement l'aspect procédural des litiges.

Une femme accède pour la première fois au barreau de Valence en 1929 mais elle n'y restera pas longtemps. Il faut attendre les années cinquante pour voir s'inscrire encore deux, avec une carrière judiciaire tout aussi éphémère.

En 1958, la Drôme voit supprimer les tribunaux civils d'arrondissement. Le Barreau de Montélimar, qui comptait un avocat célèbre avec le Président Emile Loubet, disparaît, tout comme toutes les justices de paix qui existaient dans chaque canton...

La réforme intervenue en 1971 entraîne la suppression des avoués et des agréés (qui intervenaient devant les Tribunaux de commerce). Ils viennent grossir les rangs du barreau qui passe de 40 avocats en 1975 à plus de 70 en 1990.

Une nouvelle réforme, en 1991, permets aux conseils juridiques de devenir avocats. Le barreau compte 130 avocats en 1995 et aujourd'hui plus de 200.

Non seulement le barreau, en multipliant par cinq son effectif en trente ans a considérablement rajeuni mais il s'est féminisé : près de la moitié sont aujourd'hui des femmes.

Les avocats, qui exercent le plus souvent sous une forme collective, sont devenus des techniciens du droit bien différents de ceux que les siècles avaient figés dans une tradition quelque peu obsolète.